2021 - Sainte-Marie Lyon "Architectures de l'esprit"

Du 8 au 30 Novembre 2021

ARCHITECTURE DE L'ESPRIT

"Le photographe-artiste dialogue avec l’artiste-architecte en donnant à voir ce que ce dernier avait sans nul doute pressenti, imaginé : des passages, des signes, des indices, surgis de la conjonction du temps et de l’espace : textures magnifiées par la fugacité d’un éclat de lumière, ombres, jeux de lignes, de formes, que le cadre de l’image isole dans la syntaxe singulière de la photographie…

Ces images parlent autant d’immatérialité que de réalité tangible. Ce travail ne se propose pas de dresser un inventaire des églises, monastères ou chapelles imaginées par les architectes de notre époque. Il propose seulement quelques stations dans un cheminement au long cours.

D’autres lieux viendront, d’autres images aussi. L’auteur n’a pas abandonné sa quête d’une connexion, au delà du temps, avec les architectes du sacré."

Noël Podevigne - Mars 2019

Exposition Architectures de l'esprit Video Diaporama Accrochage

"Architectures de l’esprit" à l’école Sainte Marie de Lyon 2021

Etre invité à présenter mes photos d’architectures des XX° et XXI° siècles dans la bibliothèque St Paul et le cloitre des Made ‘In à l’Ecole Sainte Marie de Lyon, est pour moi chose émouvante.

Se poser sur les murs, ou plus exactement les fenêtres, de deux bâtiments signés, le premier de Georges ADILON et le second de sa fille Marie, est un privilège rare. La difficile sélection dans les 110 photos du livre d’artiste éponyme de 24 photos, a été orientée par un regard lyonnais d’une part et plus large d’autre part.

Nous nous promenons dans les ouvrages d’architectes connus comme Le Corbusier mais aussi d’autres restés plus anonymes au niveau du grand public. On les voit peu, mais leur œuvre fait référence et chez tous, mon regard de photographe a été attiré par leur singularité. J’aime l’élégance du béton vue par Adilon, Pinsard, Genton, Parent… la douceur d’un détail, la luminosité des fonts baptismaux de cuivre, le côté grotte d’une chapelle, leur art à capter la lumière ...

Ils nous font voyager à Lyon, en Rhône Alpes et au-delà… mais chaque fois ils mettent leur art de bâtisseur au service d’une autre dimension, celle impalpable qui nous fait lever les yeux. L’ambiance est au recueillement à l’intérieur de murs dépouillés, rudes, mais où surgit parfois un éblouissement de couleurs.

Je poursuis depuis quelques années une réflexion sur la présentation de mes photos hors cadres. L’impression sur papier de soie me permet ici d’utiliser les cadres mêmes dessinés par l’architecte. Jouer sur la transparence, la lumière changeante du jour, le défilement de l’automne et ses nuances colorées ...

Christophe GUERY


Du 8 au 30 Novembre 2021

Bibliothèque du Lycée Saint-Paul

4 Montée Saint-Barthélemy 69005 Lyon - 5ème étage

2021 - L'intervalle "Architecture Saltimbanque"

Le 4 Septembre 2021


L'INTERVALLE

Ma démarche pour cette carte blanche, était bien l'envie de faire vivre ce chantier au rythme de mes découvertes mais toujours en quête du geste architectural premier.

Les différentes étapes ont donné lieu à des rencontres tour à tour acrobatiques, poétiques et presque irréelles devant l'Homme du chantier, devenu funambule dans un décor de théâtre, une mise en scène à la Decouflé mais aussi Centaure aux pieds de béton. Illusion…

Être là, regarder, voler l'instant pour le faire revivre ensuite. Montrer l'aventure maintenant terminée et avancer vers une nouvelle vie, pour les bâtisseurs désormais sur d'autres chantiers, pour la salle qui palpite déjà de ses concerts et pour moi qui repars regarder ailleurs…


Inauguration de la salle "L'intervalle" le Samedi 4 Septembre 2021

Vernissage de l'exposition "Architecture Saltimbanque" le Samedi 4 Septembre 2021 à 18H15

18 Bis Chemin du Stade - 69670 VAUGNERAY

2021 - Livre "Architectures de l’esprit"

Editions la Forme soluble

"Le photographe-artiste dialogue avec l’artiste-architecte en donnant à voir ce que ce dernier avait sans nul doute pressenti, imaginé :
des passages, des signes, des indices, surgis de la conjonction du temps et de l’espace : textures magnifiées par la fugacité d’un éclat de lumière, ombres, jeux de lignes, de formes, que le cadre de l’image isole dans la syntaxe singulière de la photographie…
Ces images parlent autant d’immatérialité que de réalité tangible. Ce travail ne se propose pas de dresser un inventaire des églises, monastères ou chapelles imaginées par les architectes de notre époque. Il propose seulement quelques stations dans un cheminement au long cours. D’autres lieux viendront, d’autres images aussi. L’auteur n’a pas abandonné sa quête d’une connexion, au delà du temps, avec les architectes du sacré."

Texte Noël Podevigne

143 pages 195x275mm papier Tetenal recto-verso Tirages originaux

Couverture rigide marouflée papier Koso blanc Couture japonaise

Imprimé encre ultra chrome 3

20 exemplaires signés et numérotés

2019 - Livre-boite "Mutation l’alliage du béton et de la soie"

Editions la Forme soluble

"La question du monde moderne, c'est vraiment l'humanité… Jacques Tati avait tout compris."

La question est là sur ce chantier d'une prison écroulée d'où surgissent déjà les premiers bâtiments des futures habitations. Une histoire d'humanité, une histoire de murs.
A travers des images crues, parfois voilées, souvent blanches le chantier se découvre, le bâtiment se transforme.
De murs qui enferment il veut devenir murs qui accueillent.
En ces temps de transition et d'errance, de murs qui séparent en voulant protéger les uns des autres, qu'en est-il de nos propres enfermements?
Contradiction de notre société de surabondance et de manque abyssal, où l'Homme toujours cherche sa place.

Texte de l’auteur

16 feuilles coulissantes 297x420mm Kozo Washi 45g Tirages originaux

Boite contre-plaqué ouverture à droite et à gauche 380x420x440mm

Perception mouvante de la mutation des prisons de Lyon

Imprimé encre ultra chrome 3

Exemplaire unique - 2019

2019 - A l'école d'ADILON…

Du 18 Janvier au 28 Février 2019


A l'école d'ADILON… Précis de pédagogie en béton armé

L'œuvre artistique de Georges Adilon, sculpture géante dans la nature, continue à vivre chez les Maristes de Lyon...

Se glisser dans son architecture, en découvrir les fonctions pour l'accompagnement des élèves, les emboitements, les circulations, saluer l'arbre enlacé par la bibliothèque, arpenter les préaux… Pour Georges Adilon, l'acquisition du savoir est liée à la beauté.

Dans son architecture dépouillée et lyrique on retrouve tout autant le béton brut monumental et la hardiesse de ses lignes, que la douceur des ovales et des courbes, pour ces espaces de savoir, sport ou spiritualité.

Tout est là.

La nature se discipline pour ne pas envahir mais reste lumineusement présente…

Et l'œuvre se poursuit entre continuation et rupture, en vis-à-vis,
dans la créativité de Marie ADILON.


Vernissage le Jeudi 18 Janvier 2019 à 20H

Exposition j'usqu'au 28 Févirer 2019

Au SIMONE - 45 Rue VAUBECOUR - LYON 2 (PERRACHE)


2018 - Biennale Arts en Lien

Du 28 Septembre au 14 Octobre 2018


VIS-A-VIS

" Nous, les Orientaux, là où il n'y a rien, nous faisons surgir l'ombre et cela crée de la beauté"
Jun'ichirô Tanizaki dans la "Louange de l'ombre"

La beauté de ces lieux de béton, souvent silencieux, est ici rythmée par la lumière, parfois écrasante, à la recherche d'un équilibre des détails.
Les ombres douces ou brutales donnent à voir des constructions rigoureuses laissant pourtant place à l'imaginaire, peut-être grâce à un cadrage très serré rendant les formes énigmatiques.

Le Noir et Blanc statique du béton est ici présenté en face de la série "Filés" où la Couleur met en mouvement ce même béton dans une vision rêvée.

A travers le modelage de la lumière et des couleurs d'un de ses bâtiments, on entre dans un tout autre univers, celui de Le Corbusier peintre / sculpteur / plasticien.
L'architecte joue sans cesse de la dualité des éléments en les associant. Ici s'opposent, la rigueur du bâtiment et son austérité à la flamboyance des couleurs et aux formes douces et éphémères.


Horaires d'ouverture de l'exposition :
Semaine : 17h - 19h
Mercredi & Vendredi : 14h - 19h
Samedi & Dimanche : 10h-12h et 14h-19h
Espace la Bâtie - 549 route de Mornant - 69440 Saint-Laurent d'Agny

Carton d'invitation en PDF


Dossier de presse AXA Fosh - Mutation

Télécharger le dossier de presse en PDF

Exposition du 28 Juin au 15 Septembre


Portrait de Christophe GUERY, photographe

Christophe GUERY est un photographe qui nous parle de l'homme d'aujourd'hui, à travers les territoires que cet homme aménage, se construit et habite.
Dans son œuvre, la mer et l’architecture béton occupent une grande place, peut-être parce qu’elles sont toutes deux à la mesure et à la démesure de l’homme.
Photographier l’homme sans le montrer, le mesurer à l’échelle « Play-mobil » de son territoire, voilà le fil rouge de son travail artistique.
Christophe GUERY a découvert, adolescent, la photographie. Il a passé sa jeunesse à regarder son environnement pour en faire des images. Puis, pendant vingt ans, il a laissé de côté son objectif, laissant son regard voir, mûrir et interroger le monde sans traces ni empreintes visuelles. Apiculteur, il s’est consacré aux abeilles, accompagnant leur transhumance, déplaçant les ruches de nuit. Avec elles, il a appris, en nomade, à bouger et à se déplacer. Avec elles, il a appris, aussi, à explorer et exploiter les ressources d’un territoire.
Christophe GUERY puise son inspiration dans le monde d'aujourd'hui, l'histoire de la photographie, la peinture, le cinéma, la psychanalyse et la spiritualité. Vivre le temps, choisir et assumer son mode d’existence, s’adapter et concrétiser son désir, sont la charpente de sa liberté intérieure et de son autonomie de « regard photographique porté sur ce monde ».
Christophe GUERY travaille par séries pour révéler la beauté et la lumière, essentiellement en argentique, aux formats panoramiques ou 6x7, en N.B. et en couleurs. Il se laisse appeler par les lieux qu’il photographie, pour en vivre les frontières et les limites, les ouvertures et les fermetures. Un travail patient et sans fin.
Christophe GUERY propose aussi ses services aux collectivités locales, aux entreprises et aux associations sur le thème de la mutation, et bien sûr pour son regard sur le béton.

Quelques unes de ses dernières expositions personnelles et collectives :

  • Festival Barrobjectif en Charente en 2017
  • Festival Plein Format en Savoie en 2017
  • Musée Pierre Noël à St Dié des Vosges en 201
  • alerie Domus à Lyon en 2015

Il sera présent en voisin à La Bâtie à St Laurent d'Agny en septembre prochain pour la grande exposition "Noir et Blanc" regroupant sculptures, gravures et estampes, photographies et peintures.

VISUELS DISPONIBLES

Libres de droits uniquement pour l’illustration d’un article de presse consacré à l’exposition "MUTATION" de Christophe Guery - Mention obligatoire pour toutes les images
© Christophe Guery


Présentation de l’exposition « Mutation »

 

Cette exposition « Mutation » revient, pour le révéler, sur un moment fort de la vie lyonnaise qui a impressionné les habitants de la ville : la déconstruction des prisons et la reconstruction du quartier Perrache.
Il ne s’agit pas d’un reportage avant/après, mais d’une succession de visites de chantier pour saisir ce temps de confusion/projection où tout se détruit et se reconstruit.
Pour Christophe GUERY, cette « béance » nous parle de notre société avec ses mutations si stimulantes technologiquement, mais parfois si écrasantes humainement. Il y voit comme un déplacement de frontières extérieures bien visibles, qui interrogent ces frontières invisibles en nous et dans notre société : bougent-elles également ?
Dans la scénographie présentée à l'Espace Axa Foch, Christophe GUERY répond à cette question en poursuivant sa réflexion sur l'interaction entre ses photos et le lieu qui l'accueille.
L'espace est, ici, appréhendé de manière singulière, en jouant sur la lumière des magnifiques lampadaires et sur la transparence des vitres. Christophe GUERY y crée un espace neuf qu’il tente d’habiter et qu’il nous propose de partager.
La composition classique de ses images s'appuie ici sur la force constructive des éléments architecturaux, mais offre au final, non un décor, mais un paysage indéfini, quasi monochrome parfois.
Pour le support, Christophe GUERY a choisi le papier de soie dont la légèreté révèle la fragilité mais aussi la transparence et le mouvement, si éloignés de la dureté du béton des constructions qu'il fige un instant. Il nous emmène ainsi dans une « architecture flottante »
La rigueur du récit, tout au long de l’exposition, est abandonnée au profit de la souplesse, de la suggestion, pour laisser apparaître l'homme dans sa force, tout autant que dans sa fragilité.
s de Christophe GUERY face à notre société en mutation : la quête de la place de l'homme, la peur, l'enfermement, l'errance...

 
 

La parole à Christophe GUERY

 

Mutation L'alliage du béton et de la soie

"La question du monde moderne, c'est vraiment l'humanité... Jacques Tati avait tout compris."

La photo n'est pas le réel mais présenter des images de constructions béton sur ce papier de soie si fragile rend hommage à cette réalité.
Ce papier permet de mettre en place une autre construction qui veut laisser le regardeur parcourir ce chantier, sans se laisser enfermer entre ces murs flottants et en percevoir néanmoins le rugueux et le lisse, l'effondrement et la reconstruction, la vulnérabilité tout autant que l'agressivité.
En même temps cette installation accentue la "poésie blanche", l'abstraction qui transparait et veut permettre à chacun d'être ailleurs, dans le silence de sa propre démarche.
La question du monde moderne est là sur ce chantier d'une prison écroulée, d'où surgissent déjà les premiers bâtiments de l'Université et des futures habitations et bureaux. Une histoire d'humanité, une histoire de murs. À travers des images crues, parfois voilées, souvent blanches le chantier se découvre, le bâti se transforme.
Et sur ce chantier "la vie grande ouverte" des hommes saltimbanques, aux langages si divers, travaillent à cette mutation architecturale tout autant que sociétale, pour que tombent des murs qui enferment et que naissent des murs qui accueillent.
Mais en ces temps de transition et d'errance, de murs qui séparent en voulant protéger les uns des autres, qu'en est-il de nos propres enfermements? Contradiction de notre société de surabondance et de manque abyssal, où l'Homme toujours cherche sa place.
Dans cette démolition des prisons de Lyon c'est tout d'abord la symbolique du passage de "l'obscur" à la "lumière" qui m'a attiré, sans trop d'illusion pour autant, car une autre prison plus moderne est née ailleurs.
Mais dans les faits, la question des murs est demeurée pour moi centrale, obsédante. Ces murs là et tous les autres.

Christophe GUERY

 
 

Proposition d’accompagnement photographique au changement

 

Vous êtes un acteur de la ville ou de l’immobilier ? Une entreprise de service, d’industrie ou de commerce ?

Christophe GUERY vous accompagne, avec son regard de photographe, pour vous aider à vivre les mutations qui sont les vôtres, en maîtriser les risques, et surtout révéler en chacun la force d’agilité.

Comment ?

  • En menant pour vous des reportages photographiques et en vous aidant à « voir » votre territoire tel qu’il mue et tel que vous l’aménagez, le construisez et l’habitez avec ses limites, ses frontières, ses murs, son espace.
  • Mieux, en mettant dans la main de vos concitoyens, collaborateurs ou usagers, un appareil photographique pour qu’ils portent sur leur territoire, dans des projets artistiques participatifs, leur propre regard et qu’ils partagent ainsi leurs impressions et leurs vécus.

Pourquoi cet accompagnement photographique au changement ?

Parce que notre société est en pleine mutation. Une mutation douce qui se fait à pas feutrés,sans rupture apparente, mais qui pourtant est là, bouleversante et dérangeante à vivre. Les villes, les quartiers, les zones résidentielles, les zones industrielles, les zones commerciales, les immeubles collectifs, les logements sociaux, les établissements scolaires, les établissements de santé, les bureaux... Tous nos territoires se redéfinissent et nous redéfinissent, bougeant nos frontières visibles et invisibles, repoussant nos limites.

Parce que poser son regard sur ces mutations extérieures par l’art et la photographie permet précisément de révéler ce qui impressionne, ce qui se détruit et ce qui se reconstruit en soi.

Parce que Christophe GUERY connaît, par son métier même, la mutation. La photographie a connu, ces vingt dernières années, une transition de l’argentique au numérique, et une révolution dans le mode de consommation des images qui, de leurs supports papier, ont envahi les écrans de nos ordinateurs, tablettes et Smartphones. Par ailleurs, Christophe GUERY a piloté, pendant 15 ans, une exploitation d’apiculture. Il a géré des milliers d’abeilles pour qu’elles soient « prêtes » au moment où les fleurs donnent leur nectar et leur pollen. Un métier d’observation, d’anticipation, d’agilité et de créativité qui lui permet d’appréhender les enjeux des villes comme des entreprises, de comprendre les tâches des hommes et de les photographier.

 
Vidéo Diaporama Mutation Accrochage Expo AXA Fosh Lyon

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Contact :
Julie Cherbut juliecherbut@laposte.net Tel. 06 95 34 82 65
78 Rue des Canuts 69510 RONTALON Coteaux du Lyonnais
Christophe Guery - Tel. 04 78 81 92 47 - 06 47 84 47 05
christophe.guery8@laposte.net - siret 42421510100017 - 9003A

https://www.christopheguery.com

Exposition AXA Fosh Lyon

Du 28 Juin au 15 Septembre 2018

Vidéo Diaporama Mutation Accrochage Expo AXA Fosh Lyon

2018 - AXA-Foch - Lyon

AXA-Foch - Tous les jours de 8h30à12h30 et 14h à 18h + samedi matin - Fevier Mars
48 Av.Foch - 69006 LYON - 04 78 93 08 49

L'agence AXA FOCH, Lyon 6°, n'est pas simplement un espace d'assurance, ce n'est pas davantage une galerie, ni un Musée, c'est un espace entre-deux, dédié aussi à l'art contemporain par Olivier Picard le maître des lieux.

"AXA Foch accueille en ce moment une oeuvre très spécifique du photographe Christophe GUERY : "Formes-lumière". Cet accrochage de 3 photos couleur, qu'il qualifie d'abstraction palpable, illumine notre mur de pierre et nous vous invitons à venir le découvrir en attendant sa grande exposition cet été, qui nous parlera de manière singulière, des anciennes prisons de Lyon."

2017 - Livre "Où es tu ?"

Editions la Forme soluble

Il arrive qu'au cœur du désert, ou à l'horizon d'une plaine, se dresse un arbre seul. Cela suffit aux nomades que nous sommes pour que nous ne nous sentions plus seuls, pour que la création ne nous semble plus vaine. A nouveau nous assaillent des questions apparemment sans réponse mais qui, posées, pourraient être autant de réponses. Pourquoi cette terre, considérée par beaucoup comme aveugle, inconsciente et sans direction aucune, a-t-elle abouti à une chose aussi parfaite qu'un arbre? Plus généralement, pourquoi l'anonyme immensité a-t-elle engendré chaque être, aussi minime soit-il, en son irréductible unicité? Pourquoi sommes-nous là, jouissant du privilège de voir ces choses et de nous en émouvoir, tout en sachant que nous ne venons pas de nous-mêmes? Pourquoi tant et tant de présences palpitant de vouloir-vivre? Pourquoi tant et tant de signes vibrant d'appels et de sens? Ici, notre âme nous invite à consentir au mystère Nous qui voyons de l'univers la part visible et qui en faisons partie, sommes-nous vus? Si le voir n'était pas précisément à l'origine, serions-nous capables de voir? Oui, nous devons être assez humbles pour reconnaître que tout, le visible et l'invisible, est vu et su par Quelqu'un qui n'est pas en face, mais à la source. Seul celui qui jouit du voir total jouit du vrai savoir et du vrai pouvoir. C'est grâce à cela que l'univers vivant est en devenir, et que nous le sommes aussi. Un chant surgi de ma mémoire me vient aux lèvres, je vous le dédie : Un iris Et tout le créé justifié. Un regard Et justifiée toute la vie.

Texte François Cheng : De l'âme

15 pages 429x159mm papier Koso Awagami Thin natural

Tirages originaux Boite marouflée Papier anthracite 430x160mm Imprimé encre ultra chrome 3

5 exemplaires signés et numérotés - 2017

2015 - Catalogue n° 29 de la collection 16 ½ de DOMUS

16 photos couleur sur "LE CORBUSIER ESPACES COMMUNS, ESPACES PARATAGES"

Résonance/Biennale d'Art Contemporain LYON –Préface Robert Pujade

2015 Catalogue DOMUS2015 Catalogue n° 29 de la collection 16 ½ de DOMUS

"La démarche de Christophe Guery est au service de l'architecture qu'il nous présente aujourd'hui avec un parti-pris affiché : pas de regard documentaire, une vraie prise de risque à s'aventurer dans la proclamation de ce qu'il aime. Pas de tiédeur mais une plongée sur le détail et peu importe si nous ne comprenons pas vraiment ce que nous voyons, la réalité peut être autre…"

2014 - Livre "VIVRE ENSEMBLE ou l'aventure de la fraternité"

Ed. EMCC Préface Roger Fauroux ancien ministre

Livre Vivre Ensemble2014 Livre "VIVRE ENSEMBLE ou l'aventure de la fraternité"

12 photos couleur des prisons de Lyon 40 portraits des personnalités des Rencontres du Vivre Ensemble "La vie grande ouverte" : Le chantier de la déconstruction des prisons de Lyon annonce l'avenir. Mes photos s'imprègnent de ce moment de passage. Une première série est publiée dans ce livre ainsi que les portaits des participants au colloque du "Vivre ensemble" organisé par Habitat et Humanisme en décembre 2013.

2017 - Pollionay Salon du livre d'Artistes - Rhône

Aquarium Compagnie - Nomade - Résonance/Biennale d'Art Contemporain - Lyon

Diaporama du Livre d'artiste : "Où es tu ?"

Diaporama du livre d'artiste "Où es tu ?"

2017 - Festival Barrobjectif - Barro - Charente

Ailleurs

Ailleurs

2017 - Festival Plein Format - Montmélian - Savoie

Montmélian 2017Festival Photo Montmélian 2017
AilleursVidéo Ailleurs

2015 - Galerie DOMUS - Université Lyon1

"Résonance / Biennale d'Art Contemporain Lyon"

Le Corbusier Espaces communs Espaces partagés

Pénombre et Illumination.
Sur les photographies de Christophe Guery

L’intérêt particulier que Le Corbusier accordait à la photographie était principalement fondé sur la relation étroite et durable qu’il entretint avec Lucien Hervé. Si l’architecte appréciait le travail du photographe, c’est parce qu’il pensait reconnaître à travers le regard d’un tiers l’image de sa propre intention créatrice. Lucien Hervé s’attachait à faire ressortir le plan, la situation et les caractéristiques principales des bâtiments pour les intégrer dans une composition attrayante, n’hésitant pas à réaliser des vues rapprochées, des cadrages serrés confinant à l’abstraction. Si l’approche de Christophe Guery se situe dans le prolongement de ce privilège accordé à l’abstraction, c’est avec une toute autre option. Le choix de photographier en couleur les murs et les volumes bétonnés de la Cité Radieuse à Marseille place au second plan l’aspect documentaire de sa série au profit d’une expérience originale de l’image centrée sur les atmosphères tantôt lumineuses, tantôt obscures des lieux de vie. La vision du bâtiment est sciemment composée depuis l’intérieur des couloirs ou des déambulatoires, de sorte que sa délimitation externe soit évoquée par les ouvertures pratiquées dans les façades ou les portes vitrées qui offrent la perspective panoramique des environs. La couleur met en évidence des oppositions flagrantes entre des zones éclairées par des trouées de lumière et d’autres où l’épaisseur des structures statiques ne montre que la grisaille des matériaux. Entre l’austérité rugueuse du béton, la rouille des cadres métalliques et les anfractuosités des façades rehaussées de peintures vives - bleues, jaunes, rouges, qui rappellent la palette de Mondrian - Christophe Guery organise son vocabulaire esthétique qui définit l’esprit des lieux. Sa visite parcourt en alternance des passages assombris propices au recueillement et des espaces envahis par des rais de lumière verticale. Les rues intérieures de la Cité sont représentées sans présence humaine de manière à visualiser le silence qu’intime la pénombre qui règne dans les voies menant aux habitations. Le photographe insiste sur cette obscurité éclaircie par la peinture vive des portes et des coffres destinés à recevoir le pain, le lait et les journaux des livreurs ; il relève aussi les lumières multicolores provenant des carreaux de verres insérés dans le béton comme des vitraux confectionnés par le Mouvement Moderne. Mais sitôt que le regard se tourne vers l’extérieur, la terrasse et les allées qui y conduisent, l’espace est envahi par une illumination éblouissante. Christophe Guery a su montrer par sa pratique de la couleur l’Esprit Nouveau que souhaitait créer Le Corbusier et le mode de vie qui en découle, le spirituel au quotidien. En marge de la photographie traditionnelle d’architecture, les prises de vue de Christophe Guery et la visibilité qu’il propose dans l’ensemble de sa série, le situent au plus près de l’intention de Le Corbusier qui écrivait : « L’architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière. »

Robert PUJADE Historien de la photographie

2014 - Galerie DOMUS - Université Lyon 1

Enroulements

La Métamorphose des ballerons
A propos des photographies de Christophe Guery

La photographie - on l’oublie souvent - est une pratique d’abstraction, et l’on reconnait le photographe à cette propension particulière qu’il a de ne retenir du monde visible que ce qui l’intéresse. Ainsi, les images de Christophe Guery se situent entre la photographie de paysage et la photographie d’architecture, entre toutes, monumentale : le paysage est le milieu dans lequel il opère, le monument est ce qu’il reste du paysage après qu’il en ait rêvé. Son objectif se focalise sur ces ballerons de foin enveloppés de plastique noir ; utiles à l’agriculture, leur exposition à ciel ouvert perturbe la beauté des campagnes en mêlant à la nature des matières qu’elle n’assimile pas. Quand il s’approche de ces boules vernissées, Christophe Guery y voit des miroirs reflétant la lumière et les pourtours champêtres, comme si l’agriculteur avait créé une installation où son environnement se démultiplierait en une série de tableaux. Plus proche encore, quand l’appareil photographique rase la surface des objets, le drapé du polyéthylène, strié de plissures luisantes, renoue avec les fragments de la statuaire antique que nous gardons en mémoire et l’on comprend très vite que sa passion pour ces lieux s’accomplit dans la production d’une série de métaphores qu’il voue à notre interprétation. Des plans larges pris au ras du sol, dramatisés par les perspectives contrastées du sténopé, changent ces boules en menhirs ou en autels antédiluviens. Leur alignement prend l’allure de morceaux choisis de la Muraille de Chine, leur entassement fait penser à des monolithes recouverts d’un enduit tufeux qu’on ne saurait dater comme les Moai de l’Ile de Pâques. Deux rangées convergentes à l’horizon font apparaître d’énormes molaires érodées, cariées, implantées dans une mâchoire géante qu’on imagine sous terre. Amoncelées, ces boules figurent une marée noire figée, un flottement de barils taillés dans le jaspe, clair en plein jour, brun à l’ombrage. Isolées, elles ressemblent à des citrouilles de contes de fées, à des pommes d’amour géantes transplantées dans la terre comme des objets de culte pour des divinités agrestes ou tout simplement parfois à des poufs scintillants. Toutes ces métamorphoses sont le produit de l’abstraction photographique, celle du cadrage et du point de vue, celle aussi des contrastes et du contrôle de l’échelle des gris que Christophe Guery a su parfaitement calculer pour imposer ses désirs à la réalité.

Robert PUJADE Historien de la photographie